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mardi, octobre 3 2006

Tahiti en détails

Je viens de découvrir que sur google maps, on peut maintenant voir toute la partie nord-ouest de Tahiti en gros plan. Cela concerne en particulier Papeete la capitale, Faa'a etc...

Et notamment aussi la Base Aérienne 190 où j'y ai passé 9 mois en 1998-99, au sein de l'Escadrille 12S (Aéronavale). Comme vous pouvez le voir sur la carte, c'était à 200 mètres du bout de la piste de l'aéroport international de Tahiti.

Ah que c'était bon d'être réveillé de si bon matin par l'odeur du kérosène brûlé et le bruit des 747 en train de faire un point fixe avant décollage ! Les 747, ce sont de loin les plus bruyants, juste avant le Concorde (que j'ai eu l'occasion de voir aussi là-bas)). Heureusement, ce n'était pas comme ça toute la journée, ni tous les matins :-)

Bon par contre, on ne voit pas encore la plage où j'allais régulièrement ( au PK18 ), en pensant aux métropolitains sous le froid, la pluie, et coincés dans les embouteillages ou le métro... ;-)

mercredi, mars 22 2006

Besoins

Besoin de chaleur.

Besoin de soleil.

Besoin de respirer l'air des îles Polynesiennes.

Besoin de plonger dans les eaux chaudes des lagons.

Besoin de rien faire sur une plage de sable blanc.

Fiu.

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vendredi, janvier 20 2006

En vrac

Aller, moi aussi je succombe à la mode du "en vrac", parce que je n'ai pas le temps de développer.

  • Vous avez pu remarqué que mon site était inaccessible en début de semaine. Tout est réparé comme vous pouvez le constater. (En voilà de l'info hein ? Oui, c'etait important de le dire ;-) )
  • Lundi soir, j'ai sorti une version 1.0pre-alpha de Jelix, mon framework PHP. Qui dit version pre-alpha, dit bugs, fonctionnalités encore manquantes, API non gelée sujette à modification sans préavis ;-), etc.. Toutes suggestions et remarques constructives sont les bienvenues (sur la mailing list si possible ou par mail direct). Conçernant la doc, j'y travaille également.
  • Je n'ai pas encore eu le temps de monter un forum sur jelix.org, mais ça va venir dans les prochains jours (semaines ?).
  • J'ai passé quelques heures à essayer de donner un coup de rafraîchissement au design de xulfr, et le constat est : je manque vraiment d'inspiration en graphisme, et ça me prend vraiment trop de temps. J'ai peut-être trouvé quelqu'un pour xulfr, mais si quelqu'un pouvait me donner un coup de main bénévole pour le site de Jelix, j'en serais vraiment ravi (fichier photoshop/Gimp suffira, l'intégration HTML/Css n'étant vraiment pas le problème ;-))
  • En parlant de xulfr, j'ai mis en ligne hier soir un sondage pour avoir l'avis des habitués de Xulfr, afin de "guider" nos futures évolutions sur le site.
  • J'ai remarqué que je fais de plus en plus de fautes d'orthographe. En plus ce sont des fautes bêtes, que je détecte immédiatement quand je relis posément. Faudrait peut-être que j'écrive moins vite ?
  • J'ai souvent en ce moment une de ces furieuses envies de retouner au fenua, sur un atoll des tuamotus , loin de tout, loin de la grisaille parisienne, loin de cette fourmilière francilienne, à aller pécher le poisson dans le lagon, m'étendre au soleil sur une plage de sable blanc, avec pour seuls bruits celui des vagues, des oiseaux et du vent...

mercredi, août 17 2005

L'herbe n'est pas plus verte ailleurs

Je viens de lire sur le blog de Laurent, ce passage avec lequel je suis totalement d'accord :

Pour mon expérience, les gens qui s'expatrient, outre le désir d'ailleurs et de découverte pour une minorité d'entre eux, ont avant tout des problèmes avec eux-mêmes. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que le mal-être colle aux semelles, que les problèmes et les questions existentielles restent au fond de la valise. La fuite n'est que la dernière des solutions. Il n'y a pas d'Eldorado, même, et surtout pas, sous les tropiques. Les discours des candidats à l'émigration sont trop souvent affligeants d'irréalisme et de candeur.

L'herbe n'est pas plus verte ailleurs, elle est juste d'un autre vert.

Je suis d'accord avec lui parce que c'est le genre de problème dont j'ai été le témoin à Tahiti, et que l'on peut lire sur les forums de mon site sur tahiti.

Je ne saurais dire combien il y en a qui décident d'aller s'installer en Polynésie. Sans même pour certain y être aller au moins une fois en touriste, pour voir comment c'est ! Certains donc se fient aux cartes postales (sic !). Les principales raisons invoquées de ces départs vers une nouvelle vie : marre de la métropole, de la "grisaille" parisienne, fuir les problèmes, vivre sous le soleil, la vie trop chère etc..

Et donc ils liquident tout et partent avec femme et enfants sans prendre un billet retour.

Mais combien, au bout de quelques mois, décident de revenir. Les gens n'ont pas conscience de ce que c'est que :

  • de vivre sur une île, aussi paradisiaque soit-elle (enfin, d'après les cartes postales qu'ils ont vu).
  • d'être éloigné de sa famille (18000km)
  • de devoir chercher un boulot dans un pays où le taux de chômage est bien plus haut qu'en France
  • du désenchantement à la vue des bouchons quotidiens, des bidons ville, de la vie chère (tout est importé et taxé au passage; résultat : il faut souvent multiplier les prix par deux)
  • de devoir faire l'effort d'intégration. Parce que là bas, ça a beau être un territoire d'outre-mer à la France, ça en est pas moins une population différente, une autre mentalité, une autre philosophie de vie, d'autres traditions. Un autre pays quoi. Tout ceci implique donc d'accepter de changer son comportement, de ne pas arriver en colonisateur (eh oui, malheureusement, il y en a encore) etc..
  • et j'en passe...

Bref, ils finissent par découvrir que les cartes postales qu'ils ont vu, ça reste du rêve. L'herbe n'est pas plus verte en Polynésie qu'ici en France (ils ont même des sécheresses parfois là bas, c'est dire !). C'est un autre vert comme dit Laurent.

J'en sais quelque chose. J'y ai vécu neuf mois (service militaire oblige). J'ai vu des "faranis" (militaires pour la plupart) fatigués de la Polynésie, heureux de pouvoir repartir en France (mais d'autres aussi donner leur démission pour rester :-)).

En ce qui me concerne, je trouve que c'est un pays fantastique. Mais beaucoup trop petit et isolé pour moi. Même si la vie, les gens, la nature de là bas me manque parfois.