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Mot-clé - logiciels libres

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lundi, juillet 7 2008

Retour des RMLLs

C'était la première fois que je participais aux RMLLs, et cette édition 2008 me laisse une bonne impression, malgré quelques frayeurs Mardi lors de mon arrivée :

Heureusement le temps s'est rafraichit dans la semaine, les visiteurs sont venus, et j'ai pu avoir une solution de secours pour faire mes conférences. Comme à chaque meeting sur les logiciels libres, c'est l'occasion de revoir ou de rencontrer d'autres libristes, de troller discuter entre nous, en particulier lors des "nocturnes". J'ai pu aussi serrer la pince à deux contributeurs de Jelix, Bast et Bibo.

Lors de mes présentations Jeudi sur Etna et Jelix, il y avait je pense une quinzaine-vingtaine de personnes environ, ce qui est relativement positif, vu le nombre de conférences qu'il y avait pendant ces 5 jours. Par contre, à l'atelier Jelix de Vendredi : 2 personnes, en plus de 2-3 autres spectateurs arrivés par la suite. Faut dire aussi que jeudi soir c'était festif (le "repas du libre"), et l'atelier commençait tôt, à 9h00...

J'ai assisté à la conférence sur Copix, mais aussi sur "Webkit vs Mozilla". Très intéressant, car cela m'a permis d'en savoir plus sur le projet webkit, et sur les grosses différences "philosophique" et techniques, malgré l'objectif commun des deux projets : faire du web un web encore plus ouvert. Et contrairement à ce que peut laisser penser le titre, la conférence ne fut pas un champs de bataille pour trolls en tout genre. Les deux conférenciers, Julien Chaffraix (qui développe actuellement l'implémentation de XBL2 dans Webkit) et Paul Rouget (de Xulfr et contributeur Mozilla), ont bien préparé cette conférence de manière à avoir un "débat" équilibré (M'enfin, on a bien chambré ce pauvre Julien pendant ces 5 jours, lui tout seul face à 5 Mozilliens :-) ).

Au niveau organisation, ce n'était pas mal dans l'ensemble, pas de gros problèmes de mon point de vue (sauf les problèmes techniques pour filmer les conférences, et donc vous n'aurez pas la vidéo de mes présentations, ni celle sur Webkit vs Mozilla). Le seul souci je trouve est qu'il y avait des sites éloignés des uns et des autres. Quand on est à pied, ce n'est pas évident, même si il y avait des navettes... Bravo quand même aux organisateurs, je pense qu'à l'heure actuelle ils doivent tous être sur les rotules :-)

Pour ce qui est des slides, vous les trouverez sur le site des RMLL : Jelix, Etna.

lundi, mars 21 2005

VB6 : exemple d'un inconvénient des logiciels propriétaires

Zdnet publie un article sur la mort programmée du support de Visual Basic 6, qui provoque le mécontentement de nombreux développeurs. Microsoft veut en effet contraindre ceux-ci à utiliser VB.NET. Il rend donc payant le support et les mises à jour, jusqu'ici gratuites.

Cela est une belle démonstration d'un inconvénient majeure du logiciel propriétaire. Le logiciel propriétaire rend le client prisonnier de son choix et est à la merci du bon vouloir de l'éditeur. Si l'éditeur veut faire mourir un logiciel, les clients n'ont aucun moyen de l'en empêcher. Ils sont contraints de continuer à travailler avec la dernière version qui deviendra obsolète dans les années qui suivent, et entraînera dans sa tombe tous les documents produits ou les applications développés avec. Autre choix pour ces clients : migrer vers une alternative proposée par l'éditeur, ou s'orienter vers d'autres technologies (libres ou pas). Dans un cas comme dans l'autre, le client doit (encore) passer à la caisse et dire adieu à ses investissements passés (On appelle cela, être pris pour des vaches à lait).

Avec les logiciels libres, pas de souci. Il est toujours possible d'adapter ceux-ci, de les remettre au goût du jour, de les faire évoluer, même si l'équipe de développement d'origine décident d'arrêter. Bref, on est libre.

lundi, janvier 26 2004

LL en force dans SVM

SVM commence bien l'année. Dans son numéro 223 de Février, la rubrique pratique est entièrement consacrée aux logiciels libres. Une première ! Un véritable festival ! On y découvre donc les habituels trucs et astuces, non pas pour MS Office , Internet Explorer ou autres logiciels propriétaires coûteux, mais pour la suite OpenOffice.org, le navigateur Mozilla et Mozilla Firebird (en faisant référence à sa version française et son site dédié, frenchmozilla.org ), ainsi que Gimp, le concurrent de PhotoShop. Ils parlent essentiellement des versions pour windows, mais la plupart des trucs fonctionnent aussi sous linux.

Mais c'est pas tout. Dans cette même rubrique, ils ont fait un dossier complet sur la distribution knoppix , ce système linux qui se lance directement à partir d'un cd sans rien installer. Ils vous prennent par la main pour récupérer les iso, les graver, lancer le cd rom, découvrir les logiciels qui y sont inclus. Ils vont même plus loin, en vous montrant comment l'installer sur le disque dur, faire un multiboot, utiliser une clé usb pour sauver vos données etc... Bref, du pur bonheur !

Enfin un dernier article, toujours dans la rubrique pratique, qui vaut son pesant de cacahuètes : Abandonner IE pour un navigateur Alternatif. Vi vi vi ! Et bien sûr, comme exemple, ils prennent... Mozilla !

Cette revue remonte dans mon estime. Vous souvenez vous, dans les années 80, quand les revues informatiques n'étaient pas encore orientées full windows ? Que c'était interressant à lire tellement il y avait de l'innovation de partout ? (Ça me rappelle mes années TO9 :-) Ben j'ai l'impression qu'on en revient un peu (un tout petit peu) à ça , à toute cette diversité :-)

samedi, octobre 11 2003

Arreter de taper sur Microsoft gratuitement ?

Je répond ici à un commentaire sur un billet de Tristan Nitot, à propos de l'article sur la sécurité linux que j'ai évoqué précédemment.

La question est :

quand est-ce que cela passera de mode de taper sur Microsoft gratuitement ?

Je répond sur mon blog parce que je pense que je fais parti de ceux qui tapent (souvent?) sur Microsoft

  1. ce n'est pas gratuit. Je pense qu'il y a de nombreuses raisons valables de taper sur Microsoft
  2. Personnellement, j'arrêterai de taper sur Microsoft quand ils arrêteront leurs pratiques anti-concurrentielles, quand ils arrêteront leurs pub mensongères, quand ils arrêteront de se foutre de la gueule de leurs clients, quand ils arrêteront de prendre leurs clients pour des vaches à lait et quand ils arrêteront de dire des conneries sur la concurrence (FUD).
  3. J'arrêterais quand les gens comprendront que Informatique ne rime pas forcement avec Microsoft, et qu'ils existent d'autres systèmes, d'autres logiciels qui sont d'excellentes alternatives. Bref, quand ils arrêteront de s'enfermer dans la matrice microsoftienne.
  4. Les imbécillités profanés par les marketeux de cette compagnie me font rire (jaune). J'aime faire profiter de ces rigolades aux gens et montrer que Microsoft n'est pas aussi innovante qu'on le croit. Je l'ai déjà fait remarqué avec le soit-disant système de fichier revolutionnaire du futur Windows.

Tenez, pas plus tard qu'aujourd'hui, dans l'article de Zdnet sur le lifting sécuritaire de Windows, il y en a une autre de ces perles :

protections contre les buffer overruns (de type "stack" et "heap") et prise en charge de nouvelles instructions des processeurs pour faire en sorte que certaines parties de la mémoire ne soient pas exécutables (technologie NX pour "No Execute").

Impressionnant n'est ce pas ? En plus, avec ce super nom qui tue : "Technologie NX". Ca en jete ! Oui, enfin, pas trop. Ces techniques de protections sont déjà utilisés depuis longtemps dans certains systèmes (OpenBSD si je ne me trompe), et il existe des patchs pour linux. Et dire que plein de monde vont dire que Microsoft innove... Depuis l'invention du XML et CSS, je ne vois pas trop en quoi ils ont innové.

Bon, aller, d'accord. J'arrête de taper sur Microsoft... jusqu'à leur prochaine débilité.

mercredi, juillet 2 2003

Pourquoi ne pas faire que du logiciel libre ?

C'est la question que se (me) pose Bix, aprés avoir lu mon post précédent. Je vais, avec mes maigres compétences en économie/marketing, tenter d'apporter quelques réponses, qui vont me faire prendre pour l'avocat du diable aux yeux de certains, mais bon, allons-y (si je dis des grosses conneries, n'hésitez pas à me les signaler :-) .

Alors pourquoi une boite, comme Netscape ou Sun, font des logiciels sous double licence, une libre et une autre pas libre ? Pourquoi ces boites ne feraient-elles pas que du libre ?
D'après ce que j'en sais :

  • Pour gagner des sous (ex StarOffice).
  • Pour rassurer les clients frileux à l'idée d'utiliser du libre.
  • Pour pouvoir intégrer des extensions propriétaires provenant d'autres entreprises.
  • Pour pouvoir intégrer de la pub pour des services payants ou de la pub avec des partenaires commerciaux.
  • Pour pouvoir dealer avec d'autres boites, sur des échanges "technologiques" (MS+AOL avec AIM).
  • Pour garder en partie le contrôle sur son produit, du moins en apparence (donc rassurer le client sur l'apparente pérennité du produit).
  • Pour pouvoir avoir un retour sur investissement
  • etc...

Bref, pour plein de raisons liés à une chose : faire du fric tout simplement.
Fric qui peut servir à financer dans certains cas le développement de logiciels libres.

Certaines affirmations ci-dessus pourrait être pris pour des trolls. Oui on peut gagner des sous avec des logiciels libres, mais pour le moment, il faut avouer qu'on en gagne pas autant qu'une boite qui fait du proprio. RH ne fait des bénéfices que depuis cette année, après 7-8 ans d'existence.. Quand aux autres boites du même style, leur relative santé financière n'est due en grande partie qu'à l'apport d'investisseurs (quoique SUSE fait fort en ce moment).

Si Netscape ne faisait que du libre, comment gagnerait-elle de l'argent ? Vendre du support sur leur logiciel ? Cela ne vaut le coup financièrement que si la demande en support a des chances d'être forte. Sur un produit complexe comme linux, ca vaut le coup, et c'est ce que fait RH. Mais vendre du support sur un navigateur...
On a peu de chance de gagner de l'argent sur un produit aussi basique et facile à installer/utiliser. Il y aura toujours des utilisateurs qui auront des problèmes avec le produit, mais pas suffisamment pour prétendre gagner de l'argent en vendant du support. Alors bien sûr, comme l'a fait Netscape, on peut avoir d'autres produits proprio à coté (comme leur serveur web dont le nom m'échappe), mais il semble que cela ne soit pas suffisant.

Par contre, vendre des licences du produit, ou inclure de la pub ou tout autre truc marketing dans le produit afin d'amener les utilisateurs à utiliser des services payant, là ça devient plus rentable. Et cela n'est faisable si bien sûr le produit est sous une licence fermée.

Peut-être qu'on peut vivre qu'en faisant du logiciel libre, mais pour ma part, je pense que dans la tête des gens, l'idée du logiciel libre n'a pas assez muri, et que 100% de logiciels libres, c'est un peu utopique actuellement. A cela, il faut ajouter que le système économique dans lequel on vit, nécessite je pense des changements pour pouvoir intégrer pleinement la logique du libre. Mais ce n'est pas demain la veille que ça se fera. En tout cas, cette mutation ne peut se faire du jour au lendemain. Il faut donc accepter qu'il y ait des logiciels proprio. Et faire des logiciels sous double licence, fermée et ouverte, permet de passer la transition en douceur.

jeudi, juin 5 2003

Progiciels fonctionnels open source : ils sont prêts

Aaaah ! je me rejouis de lire un tel article, en particulier chez 01net.com ! :-D

En substance, ils disent que les progiciels libres sont pratiquement prêts, qu'il y en a pour tout les besoins, et qu'ils répondent mieux aux besoins spécifiques, tout en ayant un coût non prohibitif. Un nouveau marché s'ouvre donc aux logiciels libres, aprés s'être bien répandu dans celui des architectures techniques.

A ne pas en douter, cette année 2003 va voir émerger plein d'autres progiciels, et d'autres logiciels plus orienté métier, plus utilitaire, maintenant que toutes les briques de bases existent et sont matures (Systèmes d'exploitations, serveur web, mail, serveur d'applications, bases de données, langages etc..). Il n'y a qu'à voir le succès grandissant (même si timide) d'OpenOffice ou par exemple de navigateurs alternatifs.

Je ne m'empêche pas de faire la comparaison (exagérée ?) entre le devenir des logiciels propriétaires avec la bande annonce du film 28 jours plus tard

  • il y quelques années, le monde des logiciels subissait l'exposition aux logiciels libres.
  • depuis 2-3 ans, c'est l'infection
  • cette année sera l'épidémie
  • et les années suivantes, connaîtront l'évacuation des utilisateurs vers des solutions libres
  • Puis ça sera la dévastation dans le monde propriétaire.

Sans aller jusqu'à là, je pense qu'il existera un point d'équilibre entre le marché des logiciels proprietaires et celui des logiciels libres. Je pense qu'il y a de la place pour tout le monde. Mais peut-être ais-je peur de trop rêver ? :-)