Bientôt en vacance. Je ne le suis pas encore physiquement ni administrativement, mais mon esprit lui commence à l'être, happé par le désir de penser à autre chose, de voir autre chose, de laisser tomber un temps les passions qui l'anime, de se reposer.
Pressé que je suis de revoir ces paysages, de retrouver ces parfums, ces gens, ces amis, cette tranquillité, cette douceur de vivre, loin, trés loin de l'infernale vie parisienne, au soleil, au chaud, à Tahiti.
Pressé aussi de profiter de ces moments de pleinitude. Car j'ai peur qu'ils ne durent pas longtemps. Cette vie trépidante métropolitaine est comme une drogue. C'est mon quotidien, ma vie. Tout comme mon plaisir de coder. Il ne sera encore pas temps de parler de retour, que j'aurais à nouveau, j'en ai bien peur, cette envie de tapoter sur un clavier, de me tenir au courant des nouvelles du web, d'aligner des lignes de C++..
Je devrais, pardon, il faudra, absolument oublier tout ça. Mais si ça se trouve, je n'aurais pas besoin de me forcer, pas besoin de me poser de question. J'aurais tout oublié, rompu ce lien avec le quotidien. Complétement déconnecté. J'ai bien tenu 9 mois, il y a 5 ans, coincé sur cette île lointaine. Je vais bien tenir trois semaines de plus, non ? Comme en 2001. Oui, mais maintenant, la situation n'est plus pareil. J'ai une todo list énorme, je me suis impliqué dans plein de trucs, mon niveau de geek-attitude a atteint un tel stade... Non. Ça ne va pas être facile, je le sens.
Oui mais là, je ne serais plus avec des potes, je serais avec ma femme. Ça aussi ça va sûrement changer des choses ;-)
Raaa, je me torture trop l'esprit. Faut que j'arrete de penser à comment ça se passera.. En tout cas, c'est clair : besoin absolu de repos.
Vivement Lundi.
