C'était le dimanche 7 février 1999. J'etais à Tahiti à cette époque, pour mon service militaire (trop dur ! :-), sur la base aérienne de Faa'a. Il était dans les environs de 17h00, Des potes et moi, nous sortions la pirogue de l'eau aprés une balade sur le lagon, à 50 mètres du bout de l'unique piste d'atterissage de l'aéroport internationnal de Tahiti.

A cet instant, le ciel rugissa, et un avion se posa majestueusement sur le tarmac. Nous avions l'habitude de voir atterrir des avions, du petit cessna biplace au boeing 747. Mais celui là, c'etait autre chose. Son apparition nous avait hypnotisé. C'etait le Concorde.

Un bel oiseau blanc, comme il est souvent dit. Assurément, il ne démérite pas ce titre. Sa forme, sa façon de voler le rend unique. Sans parler de sa haute technicité, de ses performances, hors du commun, qui ont toujours fait de lui pendant 27 ans le meilleur avion du monde.

Né d'un pari fou, aprés un développement parsemé de challenges techniques défiant les meilleurs ingénieurs français et anglais, il a connu une carrière mouvementée, mais finalement remarquable. Bien qu'à partir de juin 2003, les différents exemplaires seront à jamais bouclés au sol, dans divers musées, ils resteront pendant longtemps encore les fleurons de l'aviation.

Aprés une escale de 3 jours, le concorde redecolla le 10 février, au matin, s'envolant au dessus des lagons et du pacifique, poursuivre son tour du monde. Evènement (non, le mot n'est pas trop fort) que je ne manqua pas, bien évidement. Et que je n'oublierai pas.

Adieu Concorde.

(Pour info, le concorde concerné était le F-BVFB, n° de serie 207, fabriqué en 1976 et qui volait depuis le 06 mars 1976. Il sera livré au musée de l'air de Karlsruhe le 24 juin prochain. Quelques sites : le site de l'AIAC club concorde, concorde-jet.com.)